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mes amours, mes amis , mes emmerdes

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Je suis un SDF

le 13/10/2008 à 13h23

Photo de Marcel un SDF qui a accepté d'être pris en photo, un être d'une extrême intelligence, il ne pleure pas sur son sort, il n'a pas choisi cette vie, celle de sans, sans domicile, sans famille, sans sens, sans fixe, sans point d'attache, sans travail, mais il sourit Marcel, il ne se dit pas victime, il demande des cigarettes et je lui donne un kebab, qui est Marcel ? Cela peut-être vous, moi, n'importe qui, il a appris les plaisirs simples Marcel et pourtant rien ne fut simple et derrière ce sourire qui y a t-il ?
J'ai écrit un texte au mois de Mars sur les SDF, je vous le livre ici en toute pudeur...


SDF, Silence Des Failles. L’éphémère en pied-à-terre. Décalage total face aux terrasses des restaurants du soir dont la clientèle bourgeoise, propre sur elle, aurait aimé avoir un autre spectacle que cette liberté avachie sous ses yeux. SDF, Sourire De façade. Celui-ci a des ailes. Quand il oublie son harmonica que les flics lui confisquent pour la nième fois. Histoire de justifier la ronde des inutiles. Farces de l’ordre.

SDF sans droit fixe
on se moque de moi
car je n’ai pas de toit
mais je dors sous le ciel étoilé
en perdant tout, j’ai gagné la liberté

« Il suffit de trois jours pour devenir SDF convainquant »

Trois jours sans manger autre chose que des sandwichs
Trois jours à craindre le sommeil et à t'éveiller la peur au ventre au moindre bruit.
Trois jours pour découvrir que les petits matins sont frais, même en plein été.
Trois jours sans te laver ni changer de linge.
Trois jours à marcher pendant des heures.
Trois jours à subir ton incapacité à aligner deux idées cohérentes.
Trois jours pour que les autres détournent le regard en te croisant.
Trois jours pour que toute ton éducation vole en éclat.
Trois jours pour briser ton appartenance au genre humain.
Trois jours. Et tu découvres que t'en as rien à foutre de puer le fauve, de pisser dans les encoignures de portes, de chier entre deux bagnoles en stationnement. Aveugle et sourd à tout ce qui t'entoure, alors les bonnes manières, hein, c'est pas l'jour...
J'avais une famille un travail
Une vie bien remplie
J'avais toujours le moral
J'étais heureux et puis...

Ce n’est pas par choix
Que je me trouve sur ce bout de trottoir
La cause ce n’est pas la tise
Ça ne serait que méprise
Elle n’a jamais eu d’emprise
Ce n’est pas une séparation
ni une engueulade avec un patron

C’est une trop longue histoire
Je vous la raconterai bien
Mais je vois bien votre empressement
Et vos regards indifférents
Et puis...
Il faut que j’aille mendier
Si je veux boulotter

Peut-être qu’un jour si vous avez le temps
Auprès de vous braves gens
Je vous raconterai mon histoire…

Aie !

le 28/10/2006 à 19h43
Si vous devez faire un changement d'adresse soyez vigilant car vous risquez de rencontrer certains problèmes qui peut être très mais très énervant comme vient de connaitre Stéphane, je vous invite à passer à coté ou il vous narre sa péripétie
Et vous cliquez ben oui! Mais bien sur !---------> syrielle&yorick

A toi

le 24/09/2005 à 22h32
Tu as quitté cette terre hier matin à l'age de 41ans, mère de deux enfants, je suis en colère.
Oui je sais tu ne souffres plus, tu n'étais que l'ombre de toi meme, tu souffrais dans ton corps tu as lutté contre ta maladie, nous nous sommes pas revus depuis plus de seize ans et je suis là à t'écrire sur un blog parce que je ne sais comment te dire ce que je ressens, juste cette colère quand j'ai appris ton décès cet après midi, tu es morte à l'age de 41ans. Je voudrais pouvoir mais je ne peux pas!!!
Trop de colère je n'arrive meme pas à verser une larme!!!
J'ai froid, je ne peux pas me dire que tu n'es plus, je refuse!!!
Mais oui d'autres plus jeunes meurt, d'autres que j'ai aimé sont partis aussi, accepter l'inacceptable et le fameux "c'est la vie", je te revois dans mon souvenir si belle, si vivante, la maladie t'a décharné pourquoi ???
Mon esprit est confus et je veux te demander pardon pour ma réaction, je dépose cette rose à ton souvenir. Je n'ai pas le droit d'avoir mal, et pourtant...