lui, moi, nous.

alcool

Alcool

le 02/12/2005 à 19h55
                         
Cette lettre date de 1981, écrite par un canadien, Jacques Laurendeau, un coup de gueule contre les publicitaires qui envahissaient les écrans à l'époque,mais lisez bien cette lettre car toujours d'actualité par les faits qui se déroulent de nos jours...

tribune libre la presse jeudi 17 sept 81

Ben voyons don !!--On aime ça d'même--Prends-en une vraie !-- Une bière--De plus en plus, c'est Laurentide!-- Prenez le temps-- Une légère qui a du coeur-- Prends-en UNE... pour voir !. Et rappelez-vous;
<< la modération a bien meilleur goût >>


Messieurs les ''brasseurs d'affaires '' rassurez-vous, je bois ! Je bois, tu bois,il boit, nous buvons, vous... ''encaissez'', ils boivent !
Vous n'avez plus besoin de nous y faire penser: nous buvons tous !
Au salon, au chalet, au sous-sol, vers midi, vers trois heures, vers cinq heures, vers sept heures, vers minuit, apres minuit et au petit matin: NOUS BUVONS! Avant le sport, durant le sport, après le sport, comme sport: NOUS BUVONS! Ce *feed-back* devrait vous rassurer! Cessez de vous inquiéter: nous buvons...ROYALEMENT!
Alors de grâce, fichez-nous la paix! Cessez votre violation de domicile par la radio et la télévision.

On devrait vous interdire de continuer plus longtemps vos sollicitations au sein même de nos familles et de nos foyers. Les abus de vos réclames provoquent les pires dégâts. Vos faux paradis ruinent des milliers de gens et détruisent les bases même de notre société. Sous vos couverts doucereux, vos appels à la jeunesse, vos images de vitalité et d'entrain factices, vous causez des ravages indescriptibles, des milliers d'heures de travail se perdent, les alcooliques ne se comptent plus, les vies rattées se multiplient, les hôpitaux se remplissent de vos victimes tant physiques que psychiques.

Comment voulez-vous encore justifier la monstruosité de vos incessantes sollicitations à boire--- à boire et encore boire ?
Qu'avons-nous besoin de VOUS ? Sortez donc de nos maisons ! Sortez de nos radios ! Sortez de ma télévision ! Sortez de ma voiture ! Cessez de nous mentir, en nous montrant autre chose que vos *jeunes dans l'vent* vos souriants comédiens, vos pimpantes et radieuses libérées, vos heureux buveurs !
Montrez-nous les déchus! Montrez-nous les enfants apeurés! Faites-nous entendre les chicanes de famille, les engueulades de tavernes, les promesses d'ivrognes! Montrez-nous vos gars sous l'influence de l'alcool, titubant et bavant leurs abus! Donnez-nous des statistiques sur la santé de vos plus gros clients! Faites-vous les commanditaires, non pas de quelque petit théâtre d'été qui vous donne belle image de philanthropes, mais démasquez-vous publiquement!

Encore une fois: qu'avons-nous besoin de vous, de votre présence aux sports, de votre bouteille dans les programmes de la Place des Arts, de votre étiquette sur nos billets de métro? Vous devriez plutôt aider à renflouer les hôpitaux qui recoivent vos nouvelles victimes à pleines portes! Vous devriez être *taxés* par l'Assurance-maladie! Vous n'auriez alors peut-être pas autant d'argent à jeter en publicité ravageuse et tout le monde s'en porterait bien mieuz, SANS vous!

Je fais appel à tous les gens qui, comme moi, sont litéralement écoeurés de vous entendre nous fendre les oreilles de vos insipides et fallacieux commerciaux tant à la radio qu'à tous les postes de télévision. Nous allons former des groupes de pressions pour vous interdire l'accès de notre maison et de la télévision. Il est plus que temps de vous sortir!
Je sollicite l'appui de toute personne qui soutien cette thèse en la priant d'écrire elle aussi à son journal local ou à LA PRESSE. La qualité de vie privée l'exige.
Jacques Laurendeau
ex-alcoolique
Montréal
                   
                                               
                                                         

Danger!!!

le 25/11/2005 à 05h07
Je ne mets pas cet article pour le sensationnel, mais parce que trop boire et conduire et un vrai fléau, il m'arrive de boire un bon verre de vin, aujourd'hui on commence à nous sensibiliser sur l'alcool, une drogue, une maladie, une dépendance, nous faire prendre conscience que l'alcoolisme existe oui, mais condamner un alcoolique c'est aussi se condamner soi-meme...les photos qui vont suivre sont douloureuse, vous pouvez détournez le regar, la réalité est parfois dur à regarder en face...
                                       
                                             
Jacqueline SABURIDO - 19 septembre 1999, avant son accident     

                                                                     
LE RECIT DE QUELQU’UN QUI A ETE VICTIME D’UN ACCIDENT DE LA ROUTE AVEC UNE PERSONNE QUI AVAIT BU
Version Originale ici --> www.helpjacqui.com
SABURIDO : Jacqueline et son père

Elle et son papa (M. SABURIDO) en 1998.
Jacqui SABURIDO (victime de la route) au Vénézula

Jacqueline en vacances au Venezuela.

Jacqi (la victime de la route) avec ses amis

Une soirée entre amis.

Voiture accidenté de Jacqueline,un jeune conducteur de 17 ans avait bu

Et voici ce qu’il reste de la voiture accidentée de Jacqueline. Elle a été fauchée par un étudiant ivre de 17 ans alors qu’elle rentrait chez elle.
Cet étudiant avait bu. C’était en décembre 1999.



ATTENTION PHOTOS CHOQUANTES


ATTENTION PHOTOS TRÈS CHOQUANTES




Attention : photo choquante d'une jeune fille accidentée de la route

Après l’accident, Jacqueline a du subir plus de 40 opérations

Visage défiguré à cause d'un conducteur ivrogne
Jacqueline a été trouvée dans sa voiture en feu. Son corps fut brûlé vif en moins de 45 secondes
Jacqueline quelques mois après son accident de voiture
Jacqueline avec son papa en 2000.
Voici les soins que lui apporte son père
Pendant les soins.
3 mois après l'accident, les brulures restent
3 mois après l’accident
Quelques gouttes pour pouvoir garder les yeux ouverts

Elle a besoin de gouttes occulaires pour pouvoir garder les yeux ouverts.





Voici le conducteur qui avait bu de l'alcool et qui a ruiné la vie de Jacqui

Maintenant, à l’âge de 20 ans. Il ne pourra jamais se pardonner d’avoir roulé ivre 3 ans plus tôt.
Il est conscient d’avoir gâché la vie de Jacqueline


L'alcool au volant : quand il ne tue pas, il détruit toute une vie

Tout le monde ne meurt pas dans un accident de voiture.

Cette photo a été prise 4 ans après l’accident de voiture et Jacqueline est toujours soignée. 60 % de son corps a été brûlé.
Je suis consciente que ces photos peuvent choquer, mais l'alcoolisme est une véritable maladie, une dépendance, mais sur la route, c'est une arme : protégeons nos enfants et nos proches.
L'histoire de Jacqueline aurait pu être la mienne ou la votre.

Le but de cet article n'est pas de vous faire culpabaliser ni d'etre moralisateur, juste faire prendre conscience des dangers de l'alcool, aujourd'hui, les ados boivent de plus en plus jeune, 12 ; 13 ans.
On ne nait pas alcoolique on le devient, comme on ne nait pas drogué on le devient...


Une lettre à son père

le 12/11/2005 à 20h33

Lettre à mon père

 

Te souviens-tu papa de moi quand j'étais enfant....
Te souviens-tu papa de mon petit cœur d'enfant qui était si fragile....
Te souviens-tu papa de celui de mes frères et soeurs...
Te souviens-tu papa de ce qu'a été notre enfance....
Te souviens-tu papa des pleurs et des cris qui résonnaient dans la maison...
Te souviens-tu papa des pleurs de notre mère, la pauvre, dont les cris et les larmes nous transperçaient le cœur quand tu la battait...


Te souviens-tu papa de tes enfants qui te suppliaient de cesser à coup de cœur meurtris et déchirés... à grand flot de larmes et d'incrédulité... Te souviens-tu papa des trottoirs gelés sur lesquelles je m'enfuyais pieds nus pour aller chercher les policiers afin qu'ils te calme... Te souviens-tu de l'immense boule que j'avais dans l'estomac quand ils repartaient et que tu t'en prenais à un gamin de moins de cinq ans... à mes frères, des bébés et à mes soeurs effrayées....


Te souviens-tu papa des soirs d'hiver où nous devions se terrer sous les lits et dans les placards le temps que tu cuves ta bière et ta violence.... Te souviens tu papa des coups de pieds et des coups de poings que tu donnais à notre mère qui, que Dieu la garde, devait te servir toi le roi des pères et les six enfants qu'elle chérissait...Te souviens-tu papa d'avoir si souvent bu pour être ce que tu étais... Te souviens-tu papa de la fois où les médecins t'ont enfermé pour une dépression, supposément... et que moi, ma soeur aîné et ma soeur cadette avions été placés à Louiseville sur une ferme..... Te souviens-tu papa des mauvais traitements que nous avons reçu à cet endroit... te souviens-tu du fouet que je recevais souvent sans raison et de mes soeurs qui pleuraient... Te souviens-tu papa de la déchirure que tu as causé à notre pauvre mère quand des travailleurs sociaux lui ont enlevé ses trois plus jeunes... ses amours de petits anges dont le cœur avait été broyé à jamais par la violence que tu avais et l'alcool que tu buvais...


Te souviens-tu papa que ta propre mère, notre grand-mère, était venu nous chercher pour nous ramener à Montréal. Te souviens-tu papa de ta supposé guérison quand tu étais revenu toi aussi avec maman... à la maison... te souviens-tu que tu n'étais pas guérit... te souviens-tu que tout avait recommencé sans que rien n'ait changé... Te souviens-tu papa que des enfants qui voient leur mère pleurer et battu ont à jamais des blessures sur le cœur qui ne cicatriseront qu'à leurs décès. Te souviens-tu papa de mon adolescence, quand j'avais seize ans et que j'ai mis six balles dans ma carabine et que je l'ai placé dans un coin de ma chambre parce-que je voulais en finir avec toi cette soirée là..... Oui papa, moi je me souviens être rendu si brimé dans ma vie et avoir eu un si grand désespoir qui me suivait depuis ma naissance que ce soir-là j'ai voulu en finir avec toi et que je voulais te tuer... Un fils qui tue son père... quel gâchis de la vie... quelle bêtise.

Savais-tu papa que ce soir-là quand j'ai eu seize ans et quand tu as voulu t'en prendre à maman encore une fois et que je t'ai dis de prendre la porte en donnant un violent coup de poing sur la table que si tu ne sortais pas je t'aurais probablement abattu de six balles... Savais-tu papa que Dieu existe parce-que si je ne l'ai pas fais il n'y as que lui qui pouvait m'en empêcher. Savais-tu papa qu'après ton départ de la maison maman est devenu un être humain et non une bête.... Savais-tu papa à quel point tu as pu nous détruire maman et nous et laisser des marques qui me brûle encore aujourd'hui... mes frères et soeurs sûrement aussi.... Savais-tu papa que quand maman est morte il y a une dizaine d'années, que j'ai pleuré parce-que je la perdais mais aussi que j'ai versé des larmes de joie parce que, sans nul doute, elle était enfin libérée de cette vie misérable qu'elle a connue...


Ce que tu ne sais pas papa c'est qu'en février quand j'ai été te voir à l'hôpital et qu'un grave cancer te rongeait que j'ai eu de la pitié pour toi et de la compassion... Ce que tu ne sais pas papa c'est que ce soir-là je t'ai tout pardonné car je n'ai pas le pouvoir de te condamner... je n'ai que la force d'aimer... celle que Dieu veut bien me donner...

 

Savais-tu papa qu'à ta mort je n'ai pu verser de larmes...
c'est que vois-tu papa... j'en ai peut-être trop versés quand j'étais petit....
Sans rancune Papa..... je t'aime maman.....

 

 



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